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Foire
aux questions |
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Combien de temps environ pour une formation jusqu'à l'autonomie
(j'ai déjà une grosse expérience du vol)? prix ?
Quelle est la meilleure période météo ?
Comment çà vole ?
Objectif des vols : durée, gain d'altitude et surtout distance
en cross (données moyennes et records)
Dangers de la pratique
Conditions pour pratiquer
Où peut-on voler ?
Combien çà coûte ? ( matériel, pratique)
La compétition en delta
Lexique du vocabulaire ésotérique du vol libre (en vrac)
Pratiques particulières (remorqué, treuillé, tracté)
Combien de temps dois-je prévoir environ pour une formation (j'ai déjà
une grosse expérience du vol) ? prix ?
- Le temps de formation dépendra de vos acquis et de votre habileté.
Avec une très forte expérience aérienne nous pronostiquons
bien sur du très rapide, surtout si vous êtes sportifs, soit
: quelques jours de pente école (3-4 ?) puis un minimum de 20 vols
encadrés par nous (en principe l'autonomie c'est le brevet fédéral
mini 30 vols) a moins que votre club puisse encadrer un non breveté.
Nous organisons jusqu'à 4 vols par jours sur St Hilaire, faites votre
calcul.
- En résumé, avec quelques jours de marge pour aléas
météo, en 10-12 jours intensifs vous pouvez devenir autonomes.
La plupart de nos élèves choisissent une première semaine
pour goûter puis complètent suivant leurs disponibilités.
- Forfait pilote 580 euros jusqu'au 1er vol (vols supplémentaires offerts
si très rapide) puis de 27 à 52 euros par vol suivant l'aile utilisée et le moment de la journée.
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Quelle est la meilleure période météo ?
- Toutes les périodes ont des avantages et des inconvénients.
Printemps : atmosphère assez agitée (thermique et perturbations)
gênante pour les premiers vols mais bien pour utiliser des ascendances.
Eté : beau temps , plus de monde (raisonnable) et plus on va vers l'automne
plus les ascendances faiblissent.
Automne : calme sauf passage de perturbations. Bien pour les premiers vols,
peu d'ascendances pour les suivants.
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Comment çà vole ?
- Pour décoller on choisit une pente inclinée ou un bord de falaise.
Il faut en effet atteindre une trentaine de km/h de vitesse-air pour
que les forces aérodynamiques de portance viennent sustenter l'aile. Avec
un vent de face, la vitesse à atteindre en courant est réduite et si le vent
est assez fort on décolle en un pas ! Par contre un vent arrière est néfaste,
sa vitesse venant s'ajouter à celle de l'aile, il faudrait courir encore plus
vite et sur des distances plus longues.
Un site dégagé, parfaitement bien orienté face au vent, et permettant de rapidement
se trouver loin de tout relief et de tout obstacle est un gage de sécurité:
c'est le cas de décollages en falaise, très impressionnants mais aussi très
sûrs. Par contre un décollage dans une trouée entre les arbres ou un pré en
pente douce accroissent les risques d'un retour à la pente.
- En l'air le pilotage est intuitif et simple, pour virer, ralentir
ou accélérer . En l'absence de toute action, l'aile est neutre et vole tranquillement
en ligne droite ou en léger virage : on peut donc lâcher les commandes sans
souci. On peut heureusement se guider comme on veut, aller ou on veut et atterrir
où on veut : on est parfaitement maître de sa trajectoire (en conditions aérologiques
normales).
- Pour atterrir en deltaplane, la technique consiste à faire un palier
au ras du sol, c'est-à-dire de voler en ligne droite à 50 cm au-dessus des
pâquerettes, laisser ralentir l'aile progressivement, puis pousser énergiquement
l'aile vers le haut pour la faire se cabrer, et se poser sur ses pieds comme
les oiseaux.
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Objectif des vols : durée, gain d'altitude et surtout distance en cross
(données moyennes et records)
- L'objectif d'un vol, c'est d'abord la durée : pour un débutant surtout,
c'est de rester le plus longtemps en l'air. Le vol libre est un sport qui
exploite l'énergie solaire du rayonnement. En effet il faut savoir exploiter
les courants d'air chaud qui montent (les thermiques) comme les rapaces ou
les planeurs. Pour rester dans les bonnes zones ascendantes on effectue des
spirales en surveillant le variomètre, instrument qui indique la vitesse de
montée, ce qui permet d'optimiser. Certains jours bien instables on peut ainsi
rester des heures en l'air, classiquement dès 10 ou 11 heures du matin quand
le soleil commence à chauffer, jusqu'au coucher du soleil (soit vers 21 heures
en juin).
Des records, interdits maintenant pour des raisons de sécurité, ont été établis
dans des conditions particulières d'ascendances dynamiques avec les alizés,
sur des durées supérieures à 35 heures !!! Grave, si on s'endort !
- Le deuxième objectif c'est le gain d'altitude : pour un pilote débrouillé,
il faut savoir maintenant exploiter l'ascendance du mieux possible, et cela
jusqu'au plafond (base des nuages). Ce plafond dépend énormément de la météo
et du lieu de pratique. En France les plafonds montent en général vers 2500
m, habituellement vers 3500 m l'été et exceptionnellement jusqu'à 4500 m (une
fois tous les dix ans !). Mais sur les sols désertiques des USA ou en Afrique
du Sud on observe couramment des plafonds à plus de 5000 m, voire 6000 m.
En vol d'onde on pourrait même atteindre 10000 m et plus, comme les planeurs. A ces
altitudes, les bouteilles d'oxygène sont obligatoires, et le froid et le vent
deviennent des dangers importants.
- Enfin le vrai et seul objectif du pilote expérimenté, c'est le vol de
distance : il s'agit en fonction des conditions aérologiques du jour de
voler le plus loin possible. Ces distances sont alors très variables, en fonction
de la météo et surtout de l'expérience du pilote. Là encore, on peut soit
voler en ligne droite en se laissant pousser par un vent arrière (ce qui permet
d'accroître les distances) : c'est ce qu'on appelle la distance libre.
Les distances pour un pilote moyen peuvent atteindre 70 à 100 km, le record
du monde étant de 720 km ! Les vols de plaine s'accordent bien de ce type
de vol. Une autre forme de pratique consiste à voler sur un circuit fermé,
en aller-retour, en triangle ou en circuit carré. Forcément ce type de vol
est encore plus difficile car une branche au moins du vol doit s'effectuer
face au vent ! Ces vols sont plus fréquemment pratiqués en montagne, car on
peut s'appuyer sur le relief pour progresser. Les distances pour un pilote
moyen peuvent atteindre 40 à 70 km, voire 100 km sur certains sites bien adaptés,
le record du monde étant de plus de 400 km pour l'aller-retour, et de plus
de 400 km pour le triangle.
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Dangers de la pratique
Le vol libre est une activité à risques, tout comme la moto, l'équitation ou
le rugby par exemple. A titre de comparaison, le taux et la gravité moyenne
des accidents est légèrement inférieur au ski ces dernières
années et baisse régulièrement depuis le début de
la pratique il y a 30 ans.
Les causes principales de ces accidents ne sont pratiquement plus imputables
au matériel (sauf négligence grave) et aux ailes qui sont maintenant
parfaitement fiables. Les vraies raisons sont dues à des fautes de pilotage,
et bien souvent à une surestimation de ses propres capacités ou de sa propre
expérience face aux conditions aérologiques, ou une sous-estimation des conditions
météo (vent trop fort ou mal orienté, turbulences, orages, etc...).
Certaines fautes sont impardonnables, l'oubli d'accrochage par exemple, faute
bête et fréquente, est la cause d'un accident très grave sur deux !!!!
Le danger principal n'est pas en l'air, bien qu'il puisse exceptionnellement
y avoir des collisions en vol ou passage dos suivi d'une rupture du matériel
lors de conditions aérologiques très violentes (où il est normalement
sage de ne pas voler), mais dans ces cas il est toujours possible d'ouvrir son
parachute de secours.
Non, le principal danger vient lors d'une rencontre avec le sol, au décollage,
en vol ou à l'atterrissage. En deltaplane, la phase délicate est l'atterrissage
: on arrive assez vite, plus les ailes sont performantes plus la technique devient
difficile (sauf ailes rigides) et le choc avec la planète est parfois un peu
rude. En général, la structure métallique des ailes delta protège bien le pilote
et absorbe les chocs : on s'en tire avec du tube tordu à remplacer.
Les pilotes de vol libre ne sont pas des casse-cou, loin s'en faut. En vol,
on ne peut pas s'arrêter, faire une pause, et attendre que l'orage passe, ou
que les turbulences faiblissent : il faut savoir gérer toutes les situations
qu'on rencontre. La nature enseigne une grande humilité face aux conditions
aérologiques. Une maxime classique des sports aériens : il vaut mieux
regretter d'être au sol que regretter d'être en l'air ....
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Conditions pour pratiquer
- Age requis : 14 ans pour apprendre à voler. Mais il n'y a pas d'âge
limite : en biplace un copain emmène ses enfants dès l'âge de 4 ans ! Et je
connais des pilotes de plus de 70 ans qui pratiquent avec assiduité !
- Santé, qualités physiques nécessaires : savoir courir sur une dizaine
de mètres , ne pas avoir une mauvaise vue (surtout s'il y a beaucoup de monde
en l'air), pas de gros problèmes de santé (style crises d'épilepsie qui laissent
inconscient quelques secondes) : il faut pouvoir rester vigilant et actif
à chaque instant. La force physique n'entre en ligne de compte que pour porter
le matériel du toit de sa voiture jusqu'au site de décollage ; en vol la force
requise est relativement faible sur les ailes de moyenne gamme, et c'est la
technique de pilotage et l'expérience qui priment !
- Assurances : le minimum obligatoirement requis en France pour voler
est une assurance Responsabilité Civile Aérienne (c'est une assurance RCA
spéciale et particulière, à ne pas confondre avec des assurances multi-sports).
On peut compléter par une assurance individuelle accident (facultative).
- Licence FFVL : la licence-assurance de la Fédération Française de
Vol Libre est obligatoire.
- Taille poids : Pour apprendre les ailes sont des ailes spéciales
pour la pente école et le marché de ce matériel est faible;
en conséquences les constructeurs ont développé des ailes
pour les fourchettes poids/taille standard . Si il est malgré tout
possible d'apprendre cela se fait avec un matériel trop petit qui donc
vole trop vite (ou trop grand, problème porter l'aile) cela rend la
chose plus délicate, par contre par la suite pour pilote confirmé
la gamme poids/taille est beaucoup plus étendue. En résumé,
pour la taille environ 1m50 mini ,pas de max. et pour le poids 45/90 kg dans
le doute le mieux est de nous téléphoner pour en parler.
- Brevet de pilote : le brevet de pilote est fortement conseillé. Il
prouve un certain niveau de connaissances théoriques et pratiques qu'il est
nécessaire d'avoir pour voler en sécurité, seul, sans être encadré par un
moniteur.
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Où peut-on voler ?
On peut voler partout en France, en dehors des zones réservées des aérodromes
et aéroports, des zones dangereuses et interdites réservées aux militaires et
en dehors de certains parcs naturels. Bien sûr le survol des grandes villes est
interdit sous une certaine altitude, de même que le vol dans les nuages. Pour
décoller choisir un site officiel de vol libre de préférence (voir catalogue des
sites). En effet on ne décolle pas d'où l'on veut : il faut les autorisations
écrites du maire de la commune (responsable en cas d'accidents), ainsi que des
propriétaires des terrains de décollage et d'atterrissage.
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Combien çà coûte ? ( matériel, pratique)
Matériel :
Voici des ordres de grandeur pour la pratique du delta :
- l'aile : de 300 euros pour une aile de débutant (occasion saine peu
performante) à 3 000 euros pour les meilleures ailes de débutants,
6 000/7 000euros pour la compétition et 8 000-10 000 euros pour une
aile rigide neuve;
- Le marché de l'occasion est assez fourni, mais très délicat.
Beaucoup de pilotes seront de bonne foi pour vanter les mérites de
l'aile avec laquelle ils se sont fait plaisir depuis 10ans, pourtant elle
est dépassée et ne vaut plus rien sur le marché de l'occasion
(on ne skie plus avec des skis en bois). La sécurité peut être
mise en cause, mais c'est surtout pour le plaisir et la facilité du
vol qu'il vaut mieux ne pas voler avec le vieux tromblon qu'on vous a peut
être donné.
- le harnais de 100(occasion) à 400 euros pour débutants, 1000 euros
compétition
- le casque (obligatoire) de 50 à 200 euros pour le casque intégral
en kevlar
- le parachute (pratiquement obligatoire) 500 euros neuf
- les roulettes : 45 euros
Le reste du matériel est facultatif, mais d'expérience on a vite envie de l'acquérir,
soit pour des raisons de confort, d'aide réelle au pilotage et au vol ou simplement
pour frimer et faire comme les pros !
- le drag-chute (petit parachute de frein pour l'atterrissage) : environ
80 euros
- le vario, l'alti, le badin, le barographe : l'instrumentation minimale,
constituée d'un vario sachant faire bip bip lorsque çà monte, coûte 100 euros
environ. Un premier ensemble correct vaut environ 300 euros, et l'instrument
complet alti-vario-badin intégré avec barographe coûte environ 1000 euros.
- le GPS : c'est à la mode pour les vols de compétition : compter encore
150 euros.
- la radio : Très important pour communiquer avec les copains en vol
ou avec le chauffeur de la récup lorsqu'on est vaché : compter 250 euros/
pièce. Il en faut deux, si on veut équiper son chauffeur ! peut maintenant
etre remplacée par le protable pour les récups.
- les cartes et le porte-carte : cartes IGN de toutes les régions survolées
à 5 euros/pièce en double exemplaire pour soi et son chauffeur ou le gps !
En France les sites de décollage ne sont pas payants. Merci la Fédé !
En Allemagne, en Suisse et surtout aux USA le coût des sites est non négligeable.
Il faut évidemment prendre en compte dans tout budget vol libre le coût du véhicule
et de l'essence pour se déplacer sur les sites (non négligeable).
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La compétition en delta
- Parcours chronométré avec but : un circuit est déterminé au préalable
en fonction des conditions météo. Le circuit n'est pas forcément fermé, mais
il comporte un but fixé. Un certain nombre de balises ou points de virage
sont à prendre en photo au cours du vol. On peut décoller quand on veut, dans
la limite d'une fenêtre autorisée par exemple entre 13h30 et 15h10. C'est
le temps mis pour effectuer le parcours qui départage les concurrents : il
est chronométré entre le temps de décollage et le temps d'arrivée, c'est-à-dire
le moment du passage en vol de la ligne d'arrivée. Si l'on n'atteint pas le
but, c'est la distance de vol qui est prise en considération.
- Course au but : c'est pratiquement la même règle que précédemment
avec un vol en circuit et des balises à contourner. La différence se situe
dans le moment du départ : tous les pilotes se mettent en l'air et attendent.
A une heure fixée, on donne le signal du départ et c'est la course au but
comme pour un sprint. Là encore le classement s'établit avec les temps de
vol, ou avec les kilomètres parcourus si le but n'est pas atteint.
- Distance libre sur axe : cette forme de compétition n'est pratiquée
que lorsque les conditions météo sont défavorables à des vols en circuit,
donc très rarement. On risque en effet de récupérer les pilotes très loin
de leur point de départ. En effet c'est la seule distance de vol qui est prise
en compte, en projection sur un axe de vol prédéfini.
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Lexique du vocabulaire ésotérique du vol libre (en vrac)
- pompe, bulle, pétard, boulet, thermique : masse d'air chaud ascendante
qui permet de se maintenir en l'air, à condition d'y spiraler. La force des
ascendances est très variable et se mesure selon la vitesse de montée : de
quelques 0,1 m/s à des ascendances d'enfer à plus de 10 m/s (pour référence
un ascenseur classique monte à 2 m/s). La forme, le diamètre, l'emplacement,
la régularité du thermique sont également très variables, affectés par le
vent qui peut les coucher ou les cisailler en rondelles. L'air chaud et humide
qui monte finit par se condenser et à former des nuages de type cumulus.
- la dégueulante : c'est l'inverse de la pompe. Forcément si çà monte
à certains endroits, çà descend à d'autres. Souvent une colonne thermique
est entourée d'une zone de dégueulantes pouvant être assez fortes. A St André
les Alpes il n'est pas rare de prendre 1500 m de gain au décollage, et de
tout reperdre si on essaye de progresser vers les Antennes situées 5 km plus
au Nord !
- se faire sucer par un gros noir : se faire aspirer dans un super
thermique vers le gros cumulus congestus qui le surplombe, et dont la base
est souvent très sombre, vu que le nuage est très grand.
- grimper au plafond : monter dans un thermique, jusqu'à son sommet,
c'est-à-dire l'altitude maximale que l'on peut atteindre en fonction des conditions
aérologiques de la journée. Souvent le plafond est matérialisé par la base
des nuages.
- accrocher le thermique : réussir à atteindre la zone ascendante,
et s'y maintenir
- noyauter son thermique : optimiser sa vitesse de montée dans le thermique
en essayant de rechercher le noyau, c'est-à-dire le centre du thermique, là
où l'ascendance est la plus forte.
vario : le variomètre est l'instrument qui indique la vitesse de montée
dans l'ascendance ou la vitesse de descente dans la dégueulante. C'est un
baromètre amélioré qui mesure les vitesses de changement de pression et les
transforme en mètres par seconde perdus ou gagnés. On appelle vario, par extension,
l'indication fournie par le vario. Les meilleurs varios peuvent dépasser ponctuellement
les 10 m/s. Habituellement au printemps les varios moyens sont de l'ordre
de 3 m/s, alors qu'à l'automne ils faiblissent vers 1 m/s. Mais rien n'est
jamais gagné, et on peut avoir d'énormes surprises.
- badin : instrument qui mesure la vitesse relative de l'aile par rapport
à l'air environnant, calculé en km/h ; çà ne donne malheureusement pas la
vitesse par rapport au sol, car il faut en plus tenir compte du vent. L'indication
de vitesse est pourtant très utile pour optimiser son vol : trop lent on peut
décrocher, et trop rapide on dégrade ses performances de finesse.
- cum, congestus et cunimb : l'air chaud et humide qui monte finit
par se condenser et former un nuage de type cumulus. D'abord petits et appelés
cumulus humilis (cum), ils peuvent grossir en diamètre et en hauteur pour
former des cumulus congestus (congestus). Puis lorsqu'ils heurtent la stratosphère
et s'étalent ils forment les nuages d'orages appelés cumulonimbus (les cunimbs
tant redoutés !)
- transition : phase qui sépare deux montée en ascendances. La transition
permet d'avancer sur le parcours et de se déplacer d'un thermique à l'autre.
C'est l'un des rares moments ou on vole en ligne droite.
- sucer la quille : action qui consiste à suivre du mieux possible
les évolutions d'un autre pilote en se mettant dans sa trace, en enroulant
les mêmes thermiques que lui et en partant en transition en même temps que
lui, juste derrière, pour profiter de son expérience ou de son savoir faire.
C'est évidemment très mal vu !
- le cross : c'est le rêve de tout bon pilote. Partir en cross consiste
à délaisser ses thermiques habituels sur le site de décollage et partir à
la découverte en se promenant au-dessus de la campagne (cross-country est
le vrai terme anglais). On a quitté le bocal, on part à l'aventure, on trace
les kilomètres sans savoir jusqu'où on pourra aller, ni où on risquera de
se poser.
- vol en local ou dans le bocal : c'est au contraire, rester sur place
dans les environs proches du décollage, et toujours à une distance telle qu'on
peut atteindre sans soucis le terrain d'atterrissage officiel du site.
- la récup : constituée d'un véhicule et d'un chauffeur, sa mission
est de venir chercher les pilotes qui ont atterri un peu partout dans la nature.
- la restit : c'est un phénomène aérologique qui se produit le plus
souvent en montagne, le soir, une fois le soleil couché et les thermiques
éteints. La masse d'air est calme et çà monte de partout, souvent en milieu
de vallée dans la douceur avec des petits varios de 1 m/s maximum.
- le soaring, le vol dynamique : c'est une forme de vol qui utilise
les ascendances dues directement au vent qui est dévié verticalement par une
falaise ou une pente inclinée, large et régulière. Cette fois on n'exploite
plus de bulles thermiques comme décrites précédemment : ce type de vol est
donc indépendant de l'ensoleillement. Les zones d'ascendances sont régulières
et larges et s'étalent sur toute la longueur de la crête. La vitesse de montée
est directement fonction de la force du vent. Ces vols s'effectuent exclusivement
en local.
- la biroute : manche à air présente aux décollages et atterrissages
- vent de cul : c'est le vent arrière. Toujours défavorable dans les
phases de décollage ou d'atterrissage car il vient s'additionner à la vitesse
de vol de l'aile, pouvant rendre ces phases dangereuses. En vol, le vent de
cul permet de voler plus vite et plus loin dans les vols de distance.
- la PTS : la préparation de terrain est une phase du vol qui précède
l'atterrissage. Il faut perdre de l'altitude et se positionner avec précision
pour atterrir à l'endroit désiré. La technique la plus classique consiste
à se placer en entrée de terrain et à voler en décrivant des grands S, tout
en restant toujours face au terrain: c'est la préparation de terrain en S
(PTS). On peut aussi faire des PTU comme les avions et planeurs ou des PTL
.
- aller aux vaches, se vacher : atterrir en campagne dans un pré ou
un terrain qui n'était pas prévu initialement.
- faire le but : atteindre le but fixé dans un vol de distance sur
parcours imposé ; c'est en compétition l'action de passer la ligne d'arrivée.
- décrocher : une aile doit atteindre une certaine vitesse pour que
les forces aérodynamiques se fassent sentir, c'est-à-dire que la portance
(force qui permet de tenir en l'air) apparaisse. Si la vitesse vient à diminuer
l'aile décroche, la portance disparaît et c'est la chute. Dans la chute, l'aile
reprend de la vitesse et se remet à voler : en attendant on a perdu une bonne
dizaine de mètres d'altitude. Un décrochage près du sol et c'est le crash
! (c'est ce qui peut se produire si on se fait avoir par le gradient).
- faire des wings (over) : c'est enchaîner des virages très serrés
sur l'aile. Les wings over consistent à dépasser les 90° d'inclinaison en
virage et à passer au-dessus de l'aile.
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Pratiques particulières (remorqué, treuillé, tracté)
- remorqué : derrière un ULM, le deltaplane décolle comme un planeur
derrière son avion à partir d'un terrain plat, souvent un aérodrome. Cette
forme de vol est très largement pratiquée en plaine, où on ne peut pas s'élancer
d'une falaise ou d'une pente d'un dénivelé suffisant. L'avantage est que l'ULM
dépose le pilote directement dans la pompe, mais souvent à une altitude relativement
modeste (environ 300 m sol). En parapente la même technique peut s'appliquer
avec un paramoteur.
- treuillé : un long câble de plus de 1000 mètres s'enroule sur un
tambour en tirant sur l'aile qui décolle et monte. Cette technique très fiable
est surtout utilisée en plaine par les parapentistes.
- tracté : un câble relie l'aile à une voiture (ou même un bateau)
qui par son déplacement va faire décoller et monter l'aile. Technique utilisée
en particulier dans des compétitions aux Flatlands en Australie.
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